La cantinière de l’école primaire communautaire de Yamani Porgou prépare le wagarou, un mélange de farine de maïs et de niébé cuisiné avec de l’huile d’arachide. Crédit photo : Chamsou-Dine BAGUIRI
En Afrique de l’Ouest, la malnutrition infantile demeure un défi majeur. Dans certaines régions, plus d’un enfant sur trois souffre de retard de croissance, selon l’UNICEF. Pourtant, une partie de la solution se trouve déjà dans les champs des agriculteurs : les légumineuses. Au nord du Bénin, dans la commune de Banikoara, première productrice nationale de coton et grande zone céréalière, ces cultures occupent une place centrale dans les cantines scolaires. Chaque jour, plus de 59 000 enfants y consomment des repas enrichis en niébé et autres légumineuses locales, riches en protéines végétales, fibres et micronutriments essentiels à leur croissance. Longtemps considérées comme des cultures ordinaires et peu valorisées dans les politiques agricoles, ces légumineuses « négligées » retrouvent aujourd’hui une importance stratégique : à la fois pour la sécurité alimentaire, la nutrition scolaire et l’adaptation au changement climatique.
Yamani Porgou, village de la commune de Banikoara, dans le département de l’Alibori. Il est midi. La cloche de l’école primaire communautaire retentit et brise le silence de la cour. En quelques secondes, les salles de classe se vident. Les enfants sortent en file, bols en plastique serrés contre la poitrine. Direction : la cuisine scolaire. Sous l’ombre d’un grand néré, les marmites fument encore. Dans l’air flotte une odeur chaude et familière : celle du niébé longuement mijoté avec du maïs presque écrasé et de l’huile d’arachide.
Les cuisinières servent avec rapidité. Deux louches, parfois trois. Les élèves s’installent sur les bancs en bois, soufflent sur leurs bols fumants et plongent leurs cuillères dans le wagarou, repas au menu du jour. En langue baatonum, le wagarou désigne un plat à base de farine de maïs et de niébé, très apprécié dans le département de l’Alibori, notamment dans les zones rurales.
« Quand on mange le niébé, on n’a plus faim en classe », glisse Gnanki Sabi Fouro, 9 ans, entre deux bouchées. Sanni Bio Yo, 10 ans, lève la tête de son bol : « Quand on mange le waké, on a la force pour écrire longtemps. »
Niébé et soja au cœur des repas scolaires

Des élèves de l’école primaire de Yamani Porgou dégustent du riz au niébé à la cantine scolaire – Crédit photo : Chamsou-Dine Baguiri
Dans les cantines scolaires de Banikoara, les légumineuses organisent la semaine alimentaire des écoliers avec régularité et diversité. « Le lundi, nous servons souvent le riz au niébé appelé waké, plat traditionnel très apprécié dans tout le septentrion du pays », explique Azouma Sabi Baragui, cantinière. « Le mercredi, les enfants dégustent le wagarou, riche en protéines végétales locales. En fin de semaine, lorsque la pâte est au menu, nous accompagnons souvent avec du tofu de soja ou de la sauce de feuilles de gombo, mijotée avec plusieurs graines de haricot. »
Ces observations de terrain trouvent un écho direct dans le témoignage du directeur de l’école. Fayçal Sawa Bagui, qui dirige l’école primaire communautaire de Yamani Porgou, observe chaque jour l’impact de ces repas sur la vie scolaire :
« Depuis l’existence de la cantine, nous notons très peu d’absences et l’effectif de l’école a fortement augmenté. Avant, les enfants rentraient à midi et ne revenaient plus. Aujourd’hui, ils restent et sont plus attentifs en classe. Nous observons une amélioration progressive de leur niveau scolaire. »
Le Programme Alimentaire Mondial confirme cette tendance à plus grande échelle. Les cantines scolaires utilisant des produits locaux riches en protéines végétales peuvent augmenter les inscriptions d’environ 9 %. Elles réduisent aussi les troubles de concentration liés à la faim. Mais au-delà d’une école, c’est tout un département qui s’est organisé autour de cette dynamique.
59 233 enfants nourris chaque jour
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Dans le département de l’Alibori, les cantines scolaires touchent déjà une large majorité des enfants scolarisés. Souradjatou Assani Saliou, cheffe de la Division de l’Alimentation Scolaire à la Direction Départementale des Enseignements Maternels et Primaires (DDEMP) de l’Alibori, livre des données précises sur l’ampleur du dispositif.
« Nous avons 591 écoles dont 16 communautaires qui bénéficient de cantine scolaire dans le département de l’Alibori, avec 126 235 apprenants nourris sur 133 142 présents. Dans la commune de Banikoara spécifiquement, 221 écoles disposent d’une cantine, et 59 233 apprenants sont nourris sur 62 754 présents. »
Souradjatou Assani Saliou, Cheffe de la Division de l’Alimentation Scolaire, DDEMP-Alibori
Ces chiffres révèlent une réalité frappante. Dans la commune de Banikoara, plus de 94 % des élèves scolarisés bénéficient chaque jour d’un repas chaud à l’école. Un taux remarquable, qui traduit l’ancrage profond des cantines scolaires dans le paysage éducatif local.
Parmi ces 221 écoles, 16 écoles communautaires reçoivent un appui spécifique du Projet de Promotion de l’Alimentation Scolaire Intégrée (2PASI), mis en œuvre par l’ONG DEDRAS dans le cadre du Programme de Modèle d’Alimentation Scolaire Intégrée en Afrique de l’Ouest (PMAI-AO), financé par la CEDEAO avec l’appui de la Coopération Espagnole (AECID). Au total, 1 600 écoliers dont 960 filles (60 %) y reçoivent quotidiennement des repas chauds et équilibrés à base de légumineuses locales.
Ces résultats sont réels et mesurables. Ils ne doivent cependant pas masquer les limites structurelles du dispositif. C’est précisément ce que souligne Eric Dossou Gbété, nutritionniste-diététicien, qui appelle à ne pas confondre un outil avec une solution :
« Les légumineuses dans les cantines, c’est une très bonne chose. Mais attention : le niébé seul ne suffit pas à corriger la malnutrition si les enfants ne mangent qu’un repas par jour et rentrent le soir dans des familles où la diversité alimentaire est quasi inexistante. La cantine scolaire est un outil puissant, pas une solution complète. Il faut l’accompagner d’un travail sur l’alimentation à domicile et sur le revenu des familles. »
Parents d’élèves : piliers de l’alimentation scolaire
À Banikoara, les légumineuses servies dans les cantines scolaires proviennent majoritairement de la production locale. « La majorité des parents sont producteurs de niébé ou de soja », explique Samson Daragui, membre du comité de gestion de la cantine de l’école de Yamani Porgou.
« Lorsque l’école en a besoin, nous collectons directement dans le village pour approvisionner les cantines. Même sans argent, on peut donner le niébé de son champ », ajoute Issa Chabi Yo, père de trois enfants.
La question du stockage est tout aussi importante que celle de la production. Après la récolte, les graines sont soigneusement séchées puis conservées dans des bidons recyclés hermétiques de 25 litres. Une méthode reconnue par la FAO pour préserver les qualités nutritionnelles des légumineuses jusqu’à douze mois, sans recourir à des produits chimiques. Cette solidarité communautaire assure la continuité des repas et valorise la production locale. Selon la FAO, l’Afrique dépend fortement des importations alimentaires, couvrant environ 40 % de ses besoins en protéines végétales. Un défi que l’ancrage communautaire de Banikoara contribue à relever localement.
Les légumineuses, une réponse locale à la malnutrition

Préparation et service des repas à base de légumineuses dans la cantine scolaire de Yamani Porgou à Banikoara, où maïs, niébé et sauces locales nourrissent chaque jour les élèves – Crédit photo : Chamsou-Dine Baguiri
Au Bénin, la malnutrition infantile reste une préoccupation majeure. D’après l’Enquête Démographique et de Santé (EDS 2017-2018), 32 % des enfants de moins de cinq ans souffrent de retard de croissance, signe d’une malnutrition chronique. Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), les légumineuses figurent parmi les sources végétales les plus riches en protéines, avec une teneur moyenne de 20 à 30 %, contre 7 à 10 % pour les céréales. Pour mieux comprendre ce que ces chiffres signifient concrètement, Makosso Allavo, Dr, Ir en nutrition et spécialiste de la transformation des légumineuses, apporte un éclairage précis sur la composition de ces graines :
100 grammes de niébé ou de haricot peuvent contenir entre 20 et 25 % de protéines, tandis que le soja peut atteindre 35 à 38 %. Ce sont parmi les meilleures sources végétales disponibles.
Makosso Allavo, Docteur, Ingenieur en nutrition et sciences des aliments et spécialiste de la transformation des légumineuses
Ces protéines jouent un rôle capital dans la croissance des enfants : formation des cellules, développement musculaire, synthèse des neurotransmetteurs impliqués dans les fonctions cognitives. Associées aux céréales, les légumineuses offrent un profil protéique complet, proche de celui des protéines animales. Une alternative nutritionnelle accessible aux familles rurales pour qui la viande reste souvent hors de portée.
Au-delà des protéines, c’est tout un spectre de micronutriments essentiels que les légumineuses apportent au développement de l’enfant. Dr Fayeu Cindi, médecin nutritionniste, insiste sur cette dimension souvent méconnue :
« Les légumineuses sont riches en fer, zinc, magnésium et vitamines du groupe B, des micronutriments absolument essentiels au développement de l’enfant. Une carence en fer, par exemple, peut altérer durablement l’attention, la mémoire et les performances scolaires. En intégrant régulièrement du niébé ou du soja dans l’alimentation des enfants, on agit directement sur leur capacité à grandir, à apprendre et à se concentrer. Ce n’est pas qu’un aliment de subsistance : c’est un aliment de construction. »
Ces bénéfices nutritionnels se manifestent concrètement dans les cantines de Banikoara, où les enseignants observent une amélioration de l’attention et de la présence en classe depuis que les repas à base de légumineuses ont été systématisés. Mais leur importance ne s’arrête pas à l’assiette des enfants. Dans les champs de Banikoara, ces cultures jouent également un rôle clé dans l’adaptation au changement climatique.
Des politiques agricoles qui jouent encore les seconds rôles

Malgré leurs nombreux atouts nutritionnels et agronomiques, les légumineuses restent paradoxalement peu soutenues par les politiques agricoles nationales. Au Bénin, l’agriculture a longtemps été dominée par le coton, seule culture à bénéficier d’un soutien massif de l’État pour les engrais et les semences. La politique nationale affiche pourtant une volonté de diversification pour réduire cette dépendance au coton. Mais dans les faits, les financements peinent à suivre. Le soja en est l’exemple parfait : ignoré par les plans stratégiques jusqu’en 2011, il ne s’est imposé que grâce à la persévérance des agriculteurs. Selon Angelo Djihinto, ex-Directeur scientifique de l’INRAB, le niébé stagne pour des raisons multiples : semences de mauvaise qualité, absence de stratégies de diffusion, sécheresse et ravageurs.
Sur le terrain, cette réalité économique est vécue douloureusement par les producteurs eux-mêmes. Salissou Adamou Bio, agriculteur à Gamagou, un autre village de Banikoara, cultive le niébé depuis plus de dix ans. Loin du discours institutionnel, il livre un constat sans détour :
« Le niébé nous nourrit, c’est vrai. Mais il ne nous enrichit pas. Au moment de la récolte, les commerçants viennent avec des prix très bas parce qu’ils savent qu’on n’a pas d’autre acheteur. Le coton, lui, on sait ce qu’on va gagner avant même de semer, il y a un prix fixé, une société qui achète. Le niébé, on le vend à n’importe quel prix au bord de la route. Tant que ça restera comme ça, les jeunes continueront à préférer le coton. »
Salissou Adamou Bio, producteur de niébé, village de GAMAGOU, commune de Banikoara
Ce témoignage illustre la frustration des producteurs de légumineuses au Bénin : une culture nutritionnellement précieuse et agroécologiquement utile, mais économiquement orpheline des mécanismes de soutien que l’État réserve au coton. Des initiatives tentent néanmoins de combler ce vide, comme le projet FiSeLAE lancé en septembre 2024 pour renforcer ces filières. La production nationale de légumineuses au Bénin a d’ailleurs bondi de 11,8 % en 2023-2024, atteignant 845 577 tonnes selon la Direction des Statistiques Agricoles, preuve que la dynamique paysanne est bien présente. Elle n’attend qu’une volonté politique forte pour passer à l’échelle supérieure.
Des cultures résilientes face au changement climatique
Dans le département de l’Alibori, les effets du changement climatique sont déjà visibles. Les pluies sont de plus en plus irrégulières. Les périodes de sécheresse s’allongent. Dans ce contexte, les agriculteurs de Banikoara qui cultivent le niébé et le soja disposent d’un avantage naturel. Ces cultures résistent là où le maïs et le sorgho fléchissent. Au-delà de leur rôle nutritionnel, les légumineuses représentent également une réponse agronomique concrète face au dérèglement climatique. Pour Dr Françoise Omoniyi Agbodjo, docteure en sociologie-anthropologie et spécialiste des mouvements paysans et des politiques semencières, leur intérêt dépasse largement la seule assiette : « Ces plantes tolèrent mieux la sécheresse, les sols pauvres et les températures élevées que de nombreuses autres cultures. »
Plus encore, leur rôle dans la préservation des équilibres environnementaux est scientifiquement établi. La chercheuse détaille :
« Ces cultures renforcent la résilience des systèmes agricoles, contribuent à améliorer la fertilité des sols, favorisent la diversification des cultures et participent à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Elles limitent l’usage d’engrais industriels, réduisant ainsi les émissions de protoxyde d’azote, un gaz à effet de serre très puissant. »
Ces propriétés font des légumineuses un outil d’adaptation climatique reconnu à l’échelle internationale. Le GIEC souligne que l’adaptation agricole en Afrique de l’Ouest est indispensable face aux sécheresses et à la variabilité accrue des précipitations. Parmi les stratégies recommandées, le choix de cultures résilientes comme les légumineuses contribue directement à renforcer la sécurité alimentaire des populations rurales.
L’engrais naturel invisible des sols africains

Champ de soja : une culture résiliente qui nourrit les populations tout en améliorant naturellement la fertilité des sols – Crédit photo high-angle
Dans les champs de Yamani Porgou et dans plusieurs villages de Banikoara, le niébé et le soja poussent souvent sans engrais chimiques ni pesticides de synthèse. « Même quand la pluie se fait rare, le niébé pousse toujours », observe Bani Moussa Guèra, agriculteur. Ce que les paysans constatent depuis des générations, la science l’explique aujourd’hui avec précision.
C’est en effet sur le plan biologique que les légumineuses révèlent l’un de leurs atouts les plus précieux. « Grâce à leur capacité à fixer naturellement l’azote dans le sol via une symbiose avec des bactéries appelées rhizobiums, les légumineuses réduisent le besoin en engrais chimiques et améliorent la fertilité des parcelles. Elles peuvent réduire jusqu’à 25 à 30 % l’usage d’engrais azotés selon les conditions pédoclimatiques », précise Dr Essohoua Modom Banla, sélectionneur et chef du programme légumineuses à l’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA).
Des études de l’International Institute of Tropical Agriculture montrent par ailleurs que la rotation maïs-légumineuses peut fournir jusqu’à 30 à 70 kg d’azote par hectare, générant des économies substantielles pour les agriculteurs.
L’aliment de soudure qui protège les familles rurales

Variétés du niébé du Nord-Bénin, conservées et adaptées aux sols, au climat et aux besoins alimentaires – Crédit photo : Cell Com Natur’a’tout
La résilience des légumineuses ne se mesure pas seulement à leur robustesse face au climat. Elle se mesure aussi à leur capacité à nourrir les familles aux moments les plus critiques de l’année. Dans le département de l’Alibori, la période de soudure s’étend généralement de juin à septembre : les greniers se vident, les nouvelles récoltes de céréales ne sont pas encore disponibles et les familles les plus vulnérables réduisent leur nombre de repas quotidiens. Dans ce contexte, le niébé à cycle court devient un véritable filet de sécurité alimentaire.
La raison de cette efficacité tient à une caractéristique botanique que Dr Françoise Omoniyi Agbodjo explique en ces termes :
« Certaines variétés de niébé de cycle court peuvent être récoltées dès 60 jours après le semis, plusieurs semaines avant le mil, le sorgho ou le maïs. Cette précocité en fait un pilier important de la sécurité alimentaire locale. »
À Banikoara, de nombreuses familles plantent délibérément du niébé précoce pour traverser cette période difficile. « C’est le premier aliment qui arrive dans nos marmites avant les céréales », témoigne Michel Damon, un agriculteur du village de Yamani Porgou.
Faire des légumineuses une priorité d’État : le moment est venu
L’expérience de Banikoara n’est pas un cas isolé. C’est une démonstration grandeur nature de ce que les légumineuses peuvent accomplir lorsqu’une communauté s’organise autour d’elles. « Ces graines riches en protéines ne sont pas la viande du pauvre. Elles doivent être consommées aussi bien dans les milieux urbains que ruraux, dans les cantines scolaires comme dans les foyers », insiste Dr Makosso Allavo. Mais comme le rappelle Salissou Adamou Bio depuis son champ de Gamagou, la valeur nutritionnelle ne suffit pas. Sans circuits de commercialisation et sans prix garantis, les producteurs resteront captifs du coton. Pour passer de l’initiative locale à la transformation nationale, trois mesures politiques concrètes s’imposent.
La première consiste à inscrire les légumineuses dans la commande publique scolaire. Le gouvernement béninois devrait adopter, d’ici 2027, une circulaire nationale imposant qu’au moins 30 % des menus des cantines scolaires publiques soient composés de légumineuses locales : niébé, soja, arachide. Une telle mesure, appliquée aux 126 235 apprenants nourris dans le seul département de l’Alibori, représenterait un débouché garanti pour des milliers de petits producteurs et un levier direct contre la malnutrition infantile.
La deuxième mesure est la création d’un Fonds National des Légumineuses. À l’image du soutien massif accordé au coton, il est urgent de mettre en place un mécanisme de financement dédié aux filières légumineuses. Doté d’au moins 5 milliards de FCFA sur cinq ans, ce fonds financerait la recherche variétale, la distribution de semences améliorées résistantes à la sécheresse et surtout la structuration de circuits de commercialisation avec des prix garantis répondant directement à l’inquiétude des producteurs comme Salissou Adamou Bio.
La troisième mesure, enfin, est d’intégrer les légumineuses dans les Contributions Déterminées au niveau National (CDN) du Bénin. Ces cultures fixatrices d’azote, qui réduisent le recours aux engrais chimiques et les émissions de protoxyde d’azote, constituent un outil d’atténuation climatique encore sous-exploité. Les inscrire explicitement dans la politique climatique nationale permettrait d’accéder à des financements verts internationaux comme le Fonds Vert pour le Climat, pour soutenir leur déploiement à grande échelle.
Rédigé par Chamsou-Dine Baguiri
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